Pourquoi l'IMC ne suffit pas : Masse Musculaire et Graisse Viscérale
Bien que l'IMC soit un outil indispensable pour les études épidémiologiques mondiales, il présente d'importantes limites lorsqu'il est appliqué à un individu isolé sans examen clinique complémentaire.
L'angle mort de la masse musculaire
L'IMC ne fait aucune distinction entre les kilos de muscle et les kilos de tissu adipeux. Ainsi, un judoka ou un bodybuilder de 1m80 et 95 kg aura un IMC de 29,3, le classant officiellement en situation de surpoids proche de l'obésité, alors que son taux de graisse corporelle peut être inférieur à 10 %.
Le tour de taille : le véritable marqueur de risque
La localisation de la graisse corporelle est bien plus prédictive du risque cardiovasculaire que le poids global :
- La graisse sous-cutanée : Située sous la peau (fesses, cuisses), elle est relativement inoffensive métaboliquement.
- La graisse viscérale : Enveloppant les organes abdominaux (foie, pancréas, intestins), elle sécrète des cytokines inflammatoires et favorise l'insulinorésistance.
Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), un tour de taille supérieur à 88 cm chez la femme et à 102 cm chez l'homme indique un risque cardiométabolique élevé, quel que soit l'IMC.